LE PROGRAMME
✅ NOS 300 MESURES POUR LE FUTUR DE CLICHY
(cliquez ici pour télécharger le programme en pdf)
Le programme
🏥 SANTÉ
🛖 LOGEMENT
❤️🩹 POUVOIR D’ACHAT ET SOLIDARITÉ
🐘 PERSONNES AGÉES
👧 JEUNESSE
🥎 SPORT
🎬 CULTURE
🎓 ÉDUCATION, ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES
ET PETITE ENFANCE
🚧 URBANISME
🚲 MOBILITÉS
🍀 PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE
🧯 SÛRETÉ ET TRANQUILLITÉ
💶 ÉCONOMIE LOCALE
💃 VIE LOCALE ET ASSOCIATIVE
🗳️ DÉMOCRATIE LOCALE
🤝 SERVICES PUBLICS
🦿 HANDICAP
🛑 LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS
👩🌾 LA VILLE COMME EMPLOYEUR
🐥 ANIMAUX
SANTÉ
À Clichy, les politiques austéritaires en matière de santé ont pris la forme la plus visible qu’il soit : elles mettent en danger l’hôpital de la ville, menacé de fermeture. Le projet de fusion des hôpitaux Beaujon et Bichat (Paris 18ème) et de délocalisation dans un « super- hôpital » à Saint-Ouen s’inscrit dans une logique de rationalisation des coûts qui sacrifie un hôpital fonctionnel, de proximité et reconnu au détriment de l’accès aux soins des Clichois. Le projet résultera en la suppression de 500 à 1000 postes hospitaliers et de plusieurs centaines de lits d’hospitalisation. La fermeture de l’hôpital privera également les Clichois·es d’un acteur de dynamisme majeur, puisque Beaujon est le premier employeur de la ville avec 1800 agents. Aujourd’hui, Remi Muzeau est de fait le seul maire de France qui milite activement pour la destruction de l’hôpital de sa propre ville. À la France Insoumise, nous l’affirmons haut et fort : la santé n’est pas une marchandise, c’est un droit fondamental qui doit être préservé. À elle seule, la municipalité n’aura pas le pouvoir de faire tomber le projet : nous aurons besoin de tous les Clichois et Clichoises – citoyens, syndicats, élus – pour arracher la victoire et provoquer l’abandon du projet !
✔︎ Nos propositions
1.
Appuyer toute action collective de défense de l’hôpital Beaujon et soutenir la lutte des personnels hospitaliers par tous les moyens à disposition : soutien public, organisation d’un fonds de solidarité citoyenne ou d’évènements de solidarité, mise à disposition de locaux
Utiliser le rapport de force politique et mettre en place un véritable plaidoyer auprès de l’AP-HP et du ministère de la Santé pour demander l’abandon du projet de fermeture et la réactivation immédiate des lits supprimés
2.
3.
Pousser une ambition de dynamisation et d’amélioration de l’hôpital. Imposer par le rapport de force et la mobilisation syndicale et citoyenne à l’AP-HP de réévaluer les priorités d’investissement, notamment en matière d’extension des capacités d’accueil des services les plus sollicités (urgences, maternités, soins palliatifs…), afin de viser l’augmentation du nombre de its d’hospitalisation et garantir l’accès aux soins pour toutes et tous
Favoriser le recrutement et la fidélisation des personnels de santé à l’hôpital Beaujon en mettant à disposition des logements et des mesures d’amélioration de l’attractivité (places en crèche et centres de loisirs prioritaires pour le personnel)
4.
Clichy est un désert médical. Alors que l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande un minimum de 2,5 médecins généralistes pour 1000 habitants, à Clichy, nous nous trouvons bien en deçà de ce seuil, avec seulement 50 médecins généralistes pour 65 000 habitants. L’accès à la santé est de fait rendu de plus en plus difficile pour des millions de personnes du fait de l’application de logiques néo- libérales de rentabilité au secteur du soin et de privatisation de la santé. Il est d’autant plus difficile pour les précaires : à Clichy, la suppression par le maire actuel du centre de santé au Bac d’Asnières a résulté en l’éloignement des habitants de ce quartier du soin. A l’échelle de la commune, nous pouvons défendre un collectivisme en matière de santé pour satisfaire les besoins de tous de manière égalitaire.
✔︎ Nos propositions
1.
Renforcer et développer l’activité du centre municipal de Santé Chagall Goüin en augmentant le nombre de médecins salariés (en particulier spécialistes), en développant les consultations de prévention et en soutenant l’accueil de jeunes praticiens. Créer un pôle pédiatrie et un pôle dermatologie
Aider à l’installation de professionnels de santé conventionnés en offrant une subvention municipale à l’installation des jeunes médecins (qui complètera le CAIM) et en cofinançant tout projet de mise en place une coopérative médicale avec tiers payant intégral
2.
3.
Créer une mutuelle municipale pour toutes les personnes résidant ou travaillant sur le territoire de la commune, pour permettre plus d’égalité devant les soins et réduire le non-recours aux soins
Développer des contrats locaux de santé pour améliorer l’articulation des politiques publiques de santé (prévention, santé communautaire, santé mentale, sport santé, accès aux droits, plan alimentation, éducation à la santé…) et réduire les inégalités territoriales et sociales de santé
4.
✔︎ Nos propositions
1.
Augmenter les subventions au Centre de Santé Sexuelle du centre de santé Chagall-Goüin, élargir les plages horaires d’accueil du public et multiplier les campagnes de prévention contre les risques (lutte contre les IST, VIH, accès à l’IVG, conduites addictives, perte de consentement…).
Mettre en place des espaces santé jeunes proposant des consultations gratuites et anonymes de prévention
2.
3.
Former massivement la population aux premiers secours, à tous les âges (de l’école aux EHPAD) afin de diffuser une culture de la vigilance et de l’entraide
Mettre en place des visites à domicile pour les personnes en situation de handicap et les personnes âgées
4.
AGIR POUR LA SANTÉ MENTALE
6.
Augmenter les moyens du Conseil Local à la Santé Mentale (CLSM) afin de renforcer les campagnes de prévention au suicide, à la dépression ou à l’addiction, et lancer un Conseil Local de Santé Mentale des Jeunes, avec professionnels, écoles, parents et associations
Mettre en place un budget participatif ciblé sur la santé mentale (qui pourrait financer des projets tels que la mise en place un van mobile offrant un espace d’écoute et de sensibilisation à la santé mentale)
7.
8.
Construire des programmes de logements passerelles et inclusifs ciblés pour les personnes en souffrance psychique
LIER LA SANTÉ ET L’ENVIRONNEMENT
9.
Réaliser le verdissement de la ville en tenant compte du risque d’arboviroses (maladies transmises par le Moustique tigre qui se développe dans les eaux stagnantes)
Réaliser un audit des perturbateurs endocriniens dans les équipements publics (écoles, crèches, cantines)
10.
11.
Créer un Contrat Local de Santé «Environnement et Santé », en lien avec la gestion de la pollution, des espaces verts, et de la qualité de l’air
LOGEMENT
Plus de 6400 demandeurs sont toujours en attente d’un logement social dans la ville ; avec des délais moyens de plus de 4 ans pour l’obtention d’un logement.
Le Maire, pourtant Président de Hauts-de-Seine Habitat, aggrave sciemment la crise en bradant les logements sociaux au département, en dépossédant la ville de ses HLM et en considérant le seuil de 25% comme un plafond.
Alors que les projets de construction de logement privés à visée spéculative explosent – +20 000 depuis l’arrivée au pouvoir de la droite – , le logement social est laissé pour compte.
Des projets géants comme Seine Liberté (1300 logements) réservent une part dérisoire au logement social (150 dont 0 PLAI).
Il faut l’affirmer haut et fort : face à la crise du logement, le logement social n’est pas le problème, il est la solution. Dans les communes, il faut imposer des standards ambitieux pour produire du logement social à destination des classes populaires et des classes moyennes.
✔︎ Nos propositions
1.
Augmenter la part du logement public, en mettant l’accent sur les logements très sociaux (PLAI) et sociaux (PLUS). Cette offre se réalisera sur des constructions déjà bâties en utilisant le levier de droit de préemption sur la vente de logements ou bureaux vides et via la transformation des immeubles dégradés et vacants en immeubles de logements publics. Pour cela, nous ferons voter dans le PLU la possibilité d’utiliser le droit de préemption urbain sur tout le territoire de la commune
Privilégier l’implantation des logements les plus sociaux (PLAI) dans les quartiers les plus aisés et favoriser la mixité sociale partout
2.
3.
Introduire dans le Plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI) une obligation de 35 % de logements sociaux et très sociaux (PLAI et PLUS) dans les opérations neuves
Empêcher la privatisation du logement social prévue par la loi ELAN : refuser de donner un avis conforme pour la vente de logements sociaux, augmenter les subventions des OPH en compensation du blocage des ventes, négocier des engagements « zéro vente » sur le territoire municipal de la part des entreprises sociales de l’habitat
4.
5.
Défendre un gel pluriannuel des loyers des logements sociaux (notamment Hauts-de Seine Habitat, dont les loyers étaient gelés entre 2015 et 2018) et créer une cellule municipale de défense des locataires afin de les assister dans le contrôle des charges et prévenir les impayés
Mettre fin au clientélisme dans l’attribution des logements sociaux en transformant le « quota du maire » en quota du conseil municipal, soumis à discussion après élaboration d’une grille claire de critères ; et en systématisant l’anonymisation des dossiers qui passent en commissions d’attribution
6.
7.
Favoriser la mutation entre locataires de logements sociaux en créant une bourse d’échange des logements avec maintien des niveaux de loyer au m2
À Clichy, nombre de travailleur·ses ne peuvent plus se loger en raison de la hausse sans précédent du coût de la location dans le privé. La crise du logement frappe de plein fouet la ville et provoque des difficultés de recrutement pour certains employeurs locaux (dont les aides-soignantes des centres d’hébergements). Certain.es habitant.es du parc privé dépensent jusqu’à 50% de leur salaire dans le loyer. Cette situation résulte directement de l’inaction de la majorité municipale de droite, qui protège les spéculateur et laisse s’installer le chaos sur le marché. La crise du logement à Clichy est d’autant plus inacceptable que la part de résidences secondaires à Clichy est en constante augmentation (son nombre a doublé entre 2011 et 2022, passant de 600 à 1200), qu’il existe plus de 1400 logements vacants (chiffres de l’INSEE de 2022) et que près d’un millier de logements sont loués sur des plateformes de courte durée. Lorsque nous serons élus, notre objectif sera de faire baisser le poids des loyers dans les revenus des ménages.
✔︎ Nos propositions
1.
Rendre le plan local concernant la location de courte durée (type Airbnb) véritablement contraignant afin de d’inciter les propriétaires à favoriser la location de longue durée : abaisser la limite de mise en location touristique de la résidence principale à 90 jours et augmenter les moyens humains des instances communales de contrôle de l’activité des plateformes pour appliquer des sanctions en cas de non-respect
Faire pression auprès de l’intercommunalité pour la mise en place de l’encadrement de loyers, applicable juridiquement qu’après demande de l’EPT Boucle Nord de Seine. Pour le faire appliquer, nous créerons des brigades de droit au logement qui contrôlerons les annonces
2.
3.
Mettre en place un dispositif de logements abordables dans le parc privé en proposant un loyer modéré en échange de la sécurisation des loyers par la ville
Augmenter la taxe d’habitation sur les résidences secondaires (THRS) en majorant le taux au plafond
4.
L’accession sociale à Clichy est inexistante : aucun programme n’est développé à la ville, et le maire ne se donne pas la peine de négocier avec les promoteurs des quotas à prix accessibles. Pourtant, en France, 60% des français considèrent le fait de devenir propriétaire de sa résidence principale comme un « objectif important » de leur vie. Aujourd’hui, le marché est l’adversaire de cette aspiration. De moins en moins de ménages réussissent à acquérir un logement pour y vivre du fait de la bulle immobilière créée par la spéculation. Il faut donc permettre une propriété non spéculative de son logement.
✔︎ Nos propositions
1.
Développer l’accession aidée à la propriété en y attachant des clauses anti-spéculative pour empêcher la revente à court terme et les plus-values excessives
Créer un organisme de foncier solidaire pour faciliter, sur le long terme, l’accès à la propriété à des ménages modestes, en dissociation la propriété du bâti (ménage) de celle du foncier (collectivité)
2.
À Clichy, de nombreux logements sociaux sont aujourd’hui dans un état de dégradation avancée. Les habitantes et habitants de la résidence Marc Sangnier, confrontés depuis des mois à des fuites d’eaux usées, ou ceux de la résidence des Docteurs Bonamy, qui subissent des pannes d’ascenseur à répétition, en font chaque jour l’amère expérience. Face à cette situation indigne, le maire de droite actuel, par ailleurs président de Hauts-de-Seine Habitat, reste inactif. Cette double responsabilité aurait dû permettre d’agir rapidement pour garantir des logements décents. Elle se traduit au contraire par une absence de réponses concrètes à l’insalubrité et aux dysfonctionnements persistants du parc social.
✔︎ Nos propositions
1.
Prendre des arrêtés municipaux d’interdiction des coupures d’eau et d’énergies
Mettre en œuvre un plan municipal de lutte contre les nuisibles (punaises de lits, rats, cafards…)
2.
3.
Créer des cellules de défense des locataires pour obtenir des arrêtés d’insalubrité de la part de la Préfecture obligeant le bailleur ou le propriétaire à agir
Accélérer la réhabilitation des bâtiments insalubres en proposant leur acquisition à l’amiable ou en ayant recours au droit d’expropriation
4.
5.
Lutter contre les marchands de sommeil en systématisant le « permis de louer » (autorisation préalable de mise en location), développer les contrôles d’hygiène et de salubrité dans les logements privés par l’embauche d’inspecteurs et d’inspectrices
POUVOIR D’ACHAT ET SOLIDARITÉ
✔︎ Nos propositions
1.
Expérimenter un revenu municipal garanti permettant de compléter les revenus des ménages vivant en dessous du seuil de pauvreté monétaire (50 % du revenu médian)
Mettre en place une aide pour la prise en charge à 50% du Pass Navigo pour les travailleurs et les séniors précaires, les étudiants, les chômeurs et les personnes en situation de handicap (au-delà des bénéficiaires du RSA et ASPA pour qui le pass est gratuit et pour les séniors à faibles revenus et personnes en situation de handicap à +80% qui disposent déjà de la carte Améthyste)
2.
3.
Revoir la tarification sociale des services municipaux et des activités proposées par le CCAS afin de permettre une accessibilité accrue des plus précaires
Revoir les tranches de Clichy Famille pour davantage de progressivité et revoir le calcul du quotient familial pour les familles monoparentales
4.
5.
Créer une mutuelle municipale pour toutes les personnes résidant ou travaillant sur le territoire de la commune, pour permettre plus d’égalité devant les soins
Permettre aux Clichoises et Clichois précaires de partir en vacances en leur offrant la possibilité de séjourner gratuitement au centre municipal de Messelan (hors périodes de séjours scolaires)
6.
Face à la politique néolibérale du maire de droite, qui détruit méthodiquement les solidarités collectives au profit de la concurrence, nous défendons une autre vision de la ville fondée sur l’entraide. Clichy en a bien besoin : la précarité y explose avec 50% des habitant·es qui ne payent pas d’impôts et 10% des logements qui n’ont toujours pas de salle de bain. Nous pouvons, à l’échelle de la commune, recréer un véritable « communalisme » qui serait la première porte d’entrée des personnes en difficulté et le dernier rempart contre l’isolement, dans une France dans laquelle les pauvres sont désormais plus de 10 millions et les sans-abri 300 000.
✔︎ Nos propositions
1.
Adopter un plan communal de lutte contre la précarité pensé avec les acteurs de la solidarité de la ville (associations, CCAS, habitants de Clichy) afin de favoriser un pouvoir d’achat et un hébergement digne à tous les Clichois et Clichoises
Mettre en place un guichet unique social d’accès aux droits à Clichy avec interprètes qui proposera un accompagnement personnalisé afin de renseigner les habitant·es sur les droits auxquels ils et elles peuvent prétendre, et de les aider des leurs démarches administratives ou leurs démarches juridiques pour faire respecter le droit du travail
2.
3.
Mettre en place des dispositifs d’aller-vers à destination des populations les plus isolées pour les accompagner au mieux dans leurs démarches et les renseigner sur les aides municipales disponibles (s’inspirer des enseignements des Territoires Zéro Non-recours aux Droits)
Mettre en place une carte d’identité municipale permettant une preuve de domiciliation et l’accès aux services municipaux
4.
LUTTER CONTRE LA FRACTURE NUMÉRIQUE
5.
Remettre en place des mairies annexes dans plusieurs quartiers excentrés de la ville
Mettre en place un espace d’accès à Internet confidentiel et gratuit, respectant la neutralité du net (sans filtrage ni surveillance)
6.
7.
Assumer un rôle de médiation numérique en lien avec les associations dans les lieux publics existants(médiathèque, CCAS, mission locale, centre social…)
✔︎ Nos propositions
Depuis 25 ans, le nombre de SDF en France est passé de 190 000 à 350 000. En 2024, le collectif des morts de la rue a recensé 900 décès. D’après l’UNICEF, 2159 enfants, dont 503 de moins de 3 ans, vivent à la rue en France
1.
Lutter contre les logements privés vacants de façon abusive en organisant un grand plan de recensement et en intentant des actions en justice ou en prenant des arrêtés de réquisition afin d’y développer l’hébergement intercalaire (« conventions d’occupation intercalaires », créées par la loi du 25 mars 2009)
Favoriser l’occupation temporaire en proposant l’occupation de logements vacants à des associations, avec la mise en place d’une convention
2.
3.
Mettre fin au sans-abrisme en engageant la commune dans le dispositif « Logement d’abord
Mettre en place une cuisine publique accessible en journée pour permettre aux personnes sans domicile de pouvoir manger dans un lieu couvert et se préparer un repas chaud
4.
5.
Créer des bains-douches sécurisés aux horaires d’ouverture étendus, ouvrir les vestiaires des gymnases et stades pour faciliter l’accès à l’hygiène gratuitement
Soutenir les associations consacrées à l’action caritative locale et à l’hébergement d’urgence (sans abris, femmes victimes de violences, jeunes adultes en rupture familiale…)
6.
7.
Développer et augmenter les places en centre d’hébergement d’urgence et en finir avec l’absurdité des hébergements dans des hôtels sociaux
Mettre à disposition et favoriser la construction de structures d’insertion pérennes (pensions de familles, maisons relais, etc)
8.
9.
Prendre des arrêtés anti-expulsion locative sans solution de relogement pérenne et se coordonner avec les maires qui prennent de tels arrêtés pour faire reconnaître leur légalité. Constituer le ou la maire et/ou le ou la président·e de l’EPCI en partie civile en cas d’expulsion abusive
Créer, développer ou soutenir un lieu d’accueil pour les personnes en rupture familiale du fait de leur orientation sexuelle
10.
CLICHY COMMUNE REFUGE POUR LES PERSONNES EXILÉES ET MIGRANTES
Renforcer les moyens en faveur d’un accueil digne des exilé.es.
8.
9.
Soutenir des actions de solidarité et activités co-construites avec les personnes migrantes (cours de français, cuisines participatives, etc.) par le prêt de locaux ou un soutien financier
Renforcer les dispositifs d’accompagnement des personnes migrantes : cours de français, soutien administratif, actions socio-éducatives, etc
10.
11.
Permettre l’accès à des juristes ou professionnels spécialiste du droit des étrangers afin de faciliter la régularisation de séjour
Assurer l’accompagnement social, par le CCAS, des personnes exilé·es vivant à Clichy, au même titre que tous les Clichois·es, et rendre accessible aux personnes exilés sans papier les aides financières du CCAS
12.
13.
Mettre en place une aide financière du CCAS dédiée à l’achat des timbres fiscaux nécessaires à l’obtention d’un titre de séjour ou carte de réfugié
La paix n’est pas une donnée naturelle, c’est une construction humaine. Il faut donc travailler pour l’obtenir et contribuer à tous les niveaux de gouvernement à rappeler les principes du droit international. La ville de Clichy pourrait montrer la voie vers la solidarité et la justice entre les peuples : elle accueille d’ailleurs sur son territoire l’ONG Solidarités International. Pourtant, la majorité municipale actuelle a retiré son aide à l’ONG dès son arrivée au pouvoir. Pire : elle a fait le choix de fermer les yeux sur le génocide en cours en Palestine, en votant contre un vœu de solidarité au peuple palestinien en octobre 2025, en refusant de hisser le drapeau palestinien lors de la reconnaissance de l’état de Palestine et en supprimant le jumelage avec la ville de Cisjordanie Beth Sahour qui existait autrefois.
✔︎ Nos propositions
1.
Voter en conseil municipal une motion pour soutenir un embargo sur les exportations d’armes au gouvernement de Netanyahou et la paix durable à Gaza et en Cisjordanie
Pérenniser le soutien financier de la mairie à l’ONG humanitaire clichoise Solidarités international (qui n’a bénéficié que d’une seule aide exceptionnelle en 10 ans).
2.
3.
Former des jumelages sur la base de la solidarité, pour soutenir les peuples opprimés en lutte (notamment avec des villes de Cis-jordanie, du Congo, de Cuba et d’Arménie), et passer du pacte d’amitié à un véritable jumelage avec la ville Ivano Frankivst en Ukraine
Organiser des événements en soutien à Gaza et aux peuples opprimés dans le monde.
4.
5.
Créer un réseau international des communes antifascistes face à la montée de l’extrême droite en lien avec d’autres communes de gauche
PERSONNES AGÉES
La lutte contre la retraite à 64 ans a révélé une aspiration : celle à faire des années après l’arrêt du travail, un temps de vie émancipé. Les séniors sont aujourd’hui plus actifs que jamais : ils sont responsables associatifs, ils s’engagent pour leur commune, ils aident à l’éducation des jeunes. C’est un défi pour le 21e siècle d’inventer des formes de vie commune, d’organiser l’entraide entre les générations et de permettre à nos anciens de garder une place active dans la société.
✔︎ Nos propositions
1.
Prévenir la perte d’autonomie et aider au maintien à domicile : ateliers mémoire, soutien aux aidant·es
Favoriser le lien inter-générationnel en facilitant la mise en relation des personnes âgées avec les associations de soutien scolaire, les visites à domicile, et en développant les projets intergénérationnels comme l’ouverture le mercredi des cantines scolaires aux séniors
2.
3.
Soutenir les pratiques sportives et associatives des seniors
Développer les services à la personne (maintien à domicile, portage de repas) accessibles et adaptés
4.
5.
Mettre en place un service d’aide aux aidant·es
Favoriser les structures de co-logement seniors / étudiant·e.
6.
7.
Développer les clubs séniors sous forme associative et citoyenne et l’accès aux activités culturelles et sociales de nos aîné·es
Déplacer le CCAS au centre-ville dans un lieu
conforme aux normes (actuellement trop peu
accessible)
8.
9.
Baisser le prix des sorties proposées par le CCAS
Créer un nouveau foyer/restaurant quartier entrée de ville
10.
JEUNESSE
Partout, les jeunes sont mis à la marge de la société néolibérale. Emmanuel Macron a supprimé les moyens de la politique de la ville à destination des jeunes et a abandonné les emplois aidés. Son baron local, le maire actuel Rémi Muzeau, mène la même logique à l’échelon municipal : les structures à destination de la jeunesse sont supprimées et rien n’est fait pour aider l’emploi des jeunes clichois. La précarité est désormais le mode de vie proposé à la jeunesse. Nous refusons cette logique : nos communes doivent soutenir la jeunesse pour lui donner les moyens de construire la société de demain.
✔︎ Nos propositions
1.
Mettre en place une bourse municipale forfaitaire annuelle pour les étudiant·es boursier·es sur critères sociaux résidant à Clichy, afin de compléter les aides nationales et régionales, et garantir à chacun·e les conditions matérielles nécessaires pour réussir ses études
Proposer aux entreprises qui s’installent à Clichy des conventions d’objectifs pour l’embauche de jeunes Clichois·es et l’accueil de stagiaires
2.
3.
Mettre en place des partenariats avec les grands groupes présents sur la ville pour l’accueil de stagiaires, apprentis et pour favoriser l’embauche de jeunes Clichois·es
Mettre en place un soutien financier pour les jeunes souhaitant s’engager dans des actions citoyennes, solidaires ou environnementales. (chantier bénévole, événement solitaire, projets artistiques ou associatifs..)
4.
5.
Organiser un jumelage avec des missions locales de villes partenaires pour proposer aux jeunes Clichois·es des emplois d’été dans d’autres régions
Développer les actions gratuites et ouvertes à tous de soutien scolaire et d’aide aux devoirs ainsi que de préparation du brevet et du bac, trop peu développées dans la ville depuis la suppression des maisons de quartier. Subventionner des associations qui en auront la charge et développer le soutien scolaire dans les maisons de quartiers qui seront recréées
6.
Lorsque Rémi Muzeau est arrivé au pouvoir en 2015, 5 maisons de quartier, un club de prévention et des médiateurs permettaient d’instaurer un lien vivant et de confiance avec la jeunesse et prévenir l’exclusion. Tout a été supprimé durant les deux mandats de la municipalité de droite. Tout comme le terrain Morel, qui offrait des activités aux jeunes du quartier Victor Hugo. Une seule structure jeunesse demeure : le Club ado, largement sous-dimensionné, et dont l’existence est également remise en cause par l’agrandissement du théâtre. Résultat : les jeunes n’ont plus d’équipements, d’endroits où trainer ou sociabiliser et sont poussé·es à la rue ; et les adjoints radicalisés de la majorité municipale parlent de leur « ensauvagement », empruntant le vocabulaire à l’extrême-droite et oubliant bien vite les lacunes qu’ils ont eux-mêmes crées. Nous proposons de recréer des structures dédiées et de donner à la jeunesse clichoise les moyens de s’émanciper.
✔︎ Nos propositions
1.
Recréer des maisons de quartier pour renouer le lien avec la jeunesse et proposer activités culturelles, sportives et artistiques pour toutes et tous. Des emplacements ont d’ores et déjà été identifiés : Espace Patrick Vié qui avait été mis à disposition du Club Fanny, nouvel espace l’Odyssée quartier nord, ancien terrain de pétanque rue Henri Barbusse, Locaux Collectifs Résidentiels non utilisés.
Recréer Clichy Plage et proposer un programme sportif et culturel gratuit durant les vacances scolaires à destination des adolescent·es, afin de répondre à une demande largement supérieure à l’offre actuelle. Cela pourrait prendre la forme de tournois et activités organisés par les animateurs dans les différents gymnases la première semaine des vacances scolaires (la seconde serait préservée pour les programmes associatifs), et de sorties culturelles la seconde.
2.
3.
Expérimenter l’ouverture d’équipements publics en soirée pour les jeunes (dont gymnases), de telle sorte à ce qu’ils ne soient pas contraints de rester dans la rue pour sociabiliser.
Créer des lieux de citoyenneté, de débat et d’éducation à l’esprit critique pour les jeunes (conseils de la jeunesse, de la vie étudiante etc.)
4.
5.
Créer un studio d’enregistrement accessible aux jeunes gratuitement dans l’une des futures maisons de quartier.
Maisons de quartier : la grande saignée !
Les maisons de quartier ont été supprimées une par une durant le mandat de Rémi Muzeau, au profit des promoteurs immobiliers : des bureaux vides ont remplacé celle de Fournier, qui accueillait chaque été Clichy Plage ; un chantier qui a fait un flop est venu recouvrir les ruines de l’ancien centre Léon Blum et sa Maison pour Tous ; une crèche privée a pris la place de la maison de quartier à l’entrée de ville ; et des logements occupent désormais l’emplacement de celle de Mozart. Le Club Fanny, qui offrait activités sociales et sorties a également fermé ses portes.
SPORT
De nombreux sports deviennent progressivement inaccessibles aux classes populaires, soit faute d’infrastructures, soit en raison des coûts parfois prohibitifs (280 euros l’année pour le football). Pourtant, Le sport doit être considéré comme un service public, garantissant un accès égal pour toutes et tous.
✔︎ Nos propositions
1.
Mettre en place la gratuité totale des équipements sportifs municipaux pour les jeunes de moins de 18 ans, et soutenir financièrement les clubs sportifs afin de leur permettre de proposer la gratuité pour ces publics (à raison d’un sport par jeune au choix)
Travailler en lien avec les associations sportives et les habitantes afin d’améliorer les offres de sports et loisirs destinées aux jeunes filles et aux femmes, et soutenir la pratique sportive mixte
2.
3.
Organiser des événements comme des courses solidaires, des balades à vélo collectives, ou des tournois de sports populaires afin de renforcer les liens sociaux et encourager la pratique du sport sans pression de performance
Remettre en place le tournoi international de Pâques de foot, supprimé par la majorité municipale actuelle
4.
5.
Moderniser et rendre accessibles les terrains de sport de pratique libre (city-stades) existants à toute heure et en créer dans les quartiers n’en disposant pas
Proposer un programme sportif gratuit durant les vacances scolaires à destination des adolescents, afin de répondre à une demande largement supérieure à l’offre actuelle. Cela pourrait prendre la forme de tournois et activités organisés par les animateurs et animatrices dans les différents gymnases
6.
À Clichy, le sport est progressivement livré aux logiques marchandes et à la privatisation, au détriment de l’accès pour tous. Alors que le centre Camille Muffat est accaparé par des entreprises privées, les Gymnases Mandela et Henri Barbusse sont menacés par des projets de vente. A l’opposé du modèle du sport-business, nous proposons de développer le sport populaire vecteur d’émancipation individuelle et de lien social.
✔︎ Nos propositions
1.
Rénover, améliorer et moderniser les équipements sportifs publics de proximité existants : la piscine, le skate-park, le gymnase Racine, le terrain de Rugby du Stade Racine, et le Stade Nelson Paillou, Léo-Lagrange
Rendre accessibles les installations sportives scolaires aux associations en dehors des horaires d’ouverture des établissements scolaires, y compris pendant les vacances
2.
3.
Mettre gratuitement à disposition des associations sportives clichoises le centre Camille Muffat, actuellement réservé aux cérémonies municipales et événements privés
CULTURE
Comme pour le secteur associatif ou le secteur sportif, la culture à Clichy pâtit des politiques néo-libérales du maire Rémi Muzeau. Le centre culturel Henri Miller, qui proposait de activités de qualité, a été bradé à L’Oréal sans aucune alternative culturelle dans le quartier. La maison du peuple, symbole de la culture ouvrière à Clichy, dont le maire s’emploie à effacer la mémoire, a elle aussi disparu dans une opération immobilière qui n’apporte rien aux Clichois·es (Alain Ducasse et ses chocolats hors de prix). Le Théâtre Rutebeuf, qui autrefois accueillait des artistes en résidence chaque année, a été fermé pour la réalisation d’un projet d’événementiel privé avec rooftop à plus de 22 millions d’euros. Ces choix illustrent une fois de plus la politique de privatisation et de gentrification conduite par le maire, où l’intérêt général et l’accès à la culture sont sacrifiés. Pourtant, les arts à la culture sont au cœur du progrès humain : nous nous attacherons à faire renaître à Clichy une culture de proximité et du quotidien, à soutenir les travailleurs et travailleurs de l’art, à encourager la création dans toute sa diversité au-delà de la seule culture jugée ‘légitime’ et à démarchandiser les faits culturels.
✔︎ Nos propositions
1.
Favoriser l’implication citoyenne en matière de programmation artistique ; développer des projets d’éducation populaire
Rendre la culture accessible à toutes et tous : mettre en place un pass culture clichois réservé aux jeunes précaires, distribué via la mission locale et les centres sociaux, qui permettrait d’accéder gratuitement à un catalogue culturel local (cinémas, ateliers associatifs…), et associé à de la médiation culturelle
2.
3.
Permettre au plus grand nombre d’accéder à un enseignement et une pratique artistique au conservatoire Léo Délibes en revoyant la tarification afin de mettre en place notamment la gratuité totale pour les publics précaires
Démarchandiser le fait culturel, et en particulier, proposer un projet alternatif au coûteux projet d’événementiel privé au Théâtre Rutebeuf : une réhabilitation simple et qui soit accessible à tous les habitants
4.
5.
Faire entrer l’art à l’école : développer des jumelages entre les structures culturelles et les écoles ; ouvrir des résidences d’artistes en milieu scolaire ; développer des programmes d’éveil culturels comme Adolescence et Territoire ; développer les activités artistiques et culturelles dans les centres de loisirs et crèches
Créer une Maison de jeunesse et de la culture (MJC), qui n’aura pas vocation à être uniquement un lieu de « consommation » de l’art mais aussi d’éducation populaire, de mixité culturelle et de mise en question des hiérarchies culturelles existantes. En partenariat avec les centres sociaux, équipements culturels, associations et artistes locaux
6.
7.
Renforcer les liens entre les associations clichoises, les écoles maternelles et primaires, et les équipements culturels, afin de construire des projets ambitieux d’action culturelle pour les élèves clichois dans leur ville
Refonder les maisons de quartier et y proposer une programmation artistique et culturelle : projections de films, club de lecture, rencontres avec des artistes…
8.
9.
Créer un service culturel au sein du CCAS, afin de proposer des sorties et évènements culturels aux personnes suivies par le CCAS, avec un quota de places gratuites au sein des lieux culturels municipaux à leur destination
Constituer des groupes d’« ambassadeurs·rices » (étudiant·es, résident·es d’EHPAD, jeunes suivi·es par la mission locale…) habitant·es de tous âges et tous quartiers attaché·es aux lieux de culture de la ville, qui pourront participer à la programmation culturelle de la Ville, et la diffuser auprès de leur entourage
10.
11.
Mettre en place une équipe de médiateurs·rices culturels municipaux, avec l’ambition de co-créer des projets culturels avec les habitant·es
Créer une bourse municipale pour les 15-25 ans porteurs de projets culturels ou artistiques
12.
À l’heure où les forces d’extrême droite attaquent de plus en plus frontalement les institutions et les acteurs culturels publics ou privés, il paraît de plus en plus clair que la culture et l’art sont des moyens d’expression et de contre-discours puissants, qui doivent être protégés et défendus. En décembre 2025, l’ingérence de Rémi Muzeau dans la programmation du Théatre Rutebeuf – qui a provoqué la démission de son directeur – en est la plus pure représentation. Nous protégerons tant les artistes locaux que la liberté artistique et culturelle, car l’un ne va pas sans l’autre.
✔︎ Nos propositions
1.
Soutenir les artistes locaux : mettre à disposition des lieux vacants pour proposer des espaces de création, exposition et d’université populaires ; faire appel à des artistes locaux pour l’ensemble de la vie municipale (fête de quartier, projets d’aménagements…)
Appliquer le 1 % artistique, c’est-à-dire la commande d’œuvres d’art dans la construction et la rénovation de chaque bâtiment public et prévoir des actions de médiation culturelle autour des œuvres installées
2.
3.
Pérenniser les moyens dédiés à la politique culturelle via des conventionnement pluriannuels avec les associations et structures culturelles locales et un soutien financier accru
Intégrer le centre Odyssée (médiathèque et cinéma) aux « équipements culturels structurants » du département, afin de pouvoir mener des projets culturels d’envergure sur la ville
4.
5.
Mettre en place un grand projet municipal de valorisation de la mémoire clichoise (recueil de récits dans les EHPAD, mémoire ouvrière, femmes, quartiers populaires) et création d’une exposition photographique et d’un podcast permettant de mettre en valeur ce patrimoine et matrimoine populaire
Créer un groupe de travail au sein des élu·es municipaux pour aller chercher des financements européens (FSE+) afin de construire des projets culturels et sociaux pour la ville
6.
7.
Protéger la liberté de programmation des lieux culturels clichois en revoyant les conventions avec le cinéma et le théâtre municipaux
Donner une identité et une visibilité culturelle à la ville par la création d’une événement annuel au contenu humaniste et antifasciste
8.
ÉDUCATION, ACTIVITÉS PÉRISCOLAIRES, CANTINE ET PETITE ENFANCE
Aujourd’hui, l’école du peuple n’offre pas les meilleures conditions d’apprentissage pour tous les enfants. Les familles clichoises le savent malheureusement trop bien : elles sont confrontées à des fermetures de classes incessantes, au malaise du personnel éducatif, à un numerus clausus dans les centres de loisirs ou encore aux pratiques abusives de la municipalité actuelle vis-à-vis des familles sans domiciliation (pour lesquelles le défenseur des droits à dû émettre un rappel !). Malgré les difficultés auxquelles sont confrontées les familles dont les enfants sont scolarisés dans le public, le maire actuel a choisi d’accorder sa primeur à l’enseignement privé, qui bénéficie de cars, matériel et financements pour les fêtes dont ne bénéficient pas les écoles publiques. Nous rendrons l’école accessible et nous rétablirons l’égalité des chances pour tous les enfants, quel que soit leur milieu social et leurs conditions matérielles.
✔︎ Nos propositions
1.
Engager un rapport de force politique avec les autres villes de gauche à l’échelle départementale afin de préserver le nombre de classes à Clichy et exiger plus de transparence sur les chiffres
Lancer un « plan anglais » pour une véritable initiation dans toutes les écoles publiques, maternelles et élémentaires, afin que l’accès à l’apprentissage de la langue ne soit plus réservé aux élèves des écoles privées comme c’est le cas actuellement
2.
3.
Lutter contre les petits frais scolaires : Organiser chaque année un don de fourniture scolaires gratuites pour chaque enfant (toutes sections) (actuellement, certaines écoles le font et d’autres non, ce qui entraine une rupture d’égalité entre les enfants du territoire)
Supprimer immédiatement toutes les aides extra légales à l’enseignement privé et refuser toute aide financière à la construction ou la rénovation d’établissements scolaires privés
4.
5.
Restructurer les cours d’école avec un projet adapté à chacune d’elle en concertation avec l’équipe éducative, les directeurs et directrices et les représentants de parents, avec un objectif général de végétalisation, d’installation de potagers et de revêtements anti-bruit (pour Fratellini, Mendes, Prévert)
Entretenir le bâti des écoles notamment dans une démarche de développement durable (isolation) et veiller à ce que les demandes d’interventions techniques reçoivent une réponse dès le premier signalement d’une détérioration
6.
7.
Mettre en place des agents de sécurité et de prévention à chaque passage piéton aux heures d’entrée et de sortie des classes
Répondre aux problèmes de gestion du personnel en procédant à une restructuration des pôles afin de régler entre-autres la mauvaise gestion du matériel scolaire (dont manque chronique de savon dans les toilettes)
8.
9.
Scolariser et ouvrir la cantine à tous les enfants présents sur le territoire communal, dont les voyageurs, et les enfants de familles en habitat atypique (squats, hôtels sociaux…). Leur garantir le plein exercice de leurs droits civils en facilitant leur accès à une domiciliation administrative
Améliorer l’encadrement et la qualité des devoirs dirigés en primaire
10.
Stop harcèlement scolaire !
Selon le rapport de l’Unicef, près d’un élève sur dix est victime de harcèlement à l’école. A l’échelle d’une ville comme Clichy, ce sont ainsi des centaines d’enfants qui souffrent en silence de brimades, violences verbales et parfois physiques. Nous lutterons contre en développant des actions de prévention et sensibilisation à destination des enfants et en lançant un plan de formation des animateurs, intervenants et personnels de crèche.
À Clichy, la majorité municipale actuelle a créé les conditions d’emploi ayant conduit à la pénurie d’animateurs scolaires que nous connaissons aujourd’hui. Elle se contraint aujourd’hui elle-même à supprimer des places dans les centres de loisirs (pour ceux qu’elle n’a pas fermés, à l’instar du centre Fournier) ou à instaurer des jauges (supprimées 6 mois avant les élections municipales), conduisant à une mise en compétition néfaste des enfants. A la France Insoumise, nous nous engageons à rendre aux activités périscolaire leur raison d’être : un levier pour favoriser l’épanouissement des enfants, réduire les inégalités, soutenir les familles et créer du lien social entre les acteurs locaux (associations, parents et écoles).
✔︎ Nos propositions
1.
Lancer un grand plan de renforcement de l’attractivité des métiers de l’animation afin de recruter à hauteur des besoins et garantir l’accès au centre de loisirs à tous les enfants, notamment en augmentant le nombre de titularisations, en facilitant la progression, en rémunérant le temps de préparation, en améliorant le calcul pour les jours de congés et en offrant plus d’heures aux vacataires
Garantir l’accès au centre de loisirs à tous les enfants via une inscription automatique et un système de réservation plus souple, et assurer la gratuité des activités périscolaires pour les familles les plus précaires
2.
3.
Ramener le taux d’encadrement à 1 animateur pour 8 enfants de moins de 6 ans
Renforcer la place des parents et enfants dans la création de l’offre périscolaire : créer des conseils périscolaires de quartier où les parents, enseignant·es, animateur·rices et enfants participent à la conception des activités
4.
5.
Développer l’offre de colonies sur les vacances scolaires encadrées par les animateur·rices de la ville, et favoriser le développement des classes transplantées (classes de neige, de mer…) et les correspondances internationales avec d’autres établissement
Revoir le barème pour les voyages scolaires afin qu’aucun enfant de famille précaire ne soit laissé pour compte
6.
7.
Développer le financement à destination des associations culturelles, sportives et citoyennes afin qu’elles interviennent en temps périscolaire
Développer des activités de sensibilisation écologique (jardinage, balades en nature) et citoyennes (découverte des cultures du monde, programme d’éducation à l’égalité et à la lutte contre le racisme…)
8.
9.
Créer un lien pédagogique direct entre la terre et l’assiette en organisant des ateliers d’éducation au goût via l’ouvertures de jardins potagers biologiques ou de serres cultivées par les élèves dans les écoles
Construire des serres municipales
Auparavant, les graines de la ville venaient d’une serre municipale de la rue Boisseau, supprimée par le maire actuel. Désormais, elles sont fournies par un pépiniériste sous contrat : ce choix augmente le coût pour la ville, détruit des emplois, et prive les écoliers des sorties scolaires qui se faisaient auparavant à la serre. Nous reconstruirons des serres dans le parc des impressionnistes et y développerons des ateliers scolaires, d’insertion ou intergénérationnels.
À Clichy-la-Garenne, Co.Cli.Co (ou stylisé Co-Cli-Co) est le Syndicat Intercommunal à Vocation Unique (SIVU) chargé de la restauration collective entre Clichy et Colombes. L’alimentation qui y est dispensée y est perfectible tant en qualité (part des produits bio et locaux) qu’en quantité (restrictions sur le nombre d’éléments par tête, ce qui contraint notamment à choisir soit un fruit soit un produit laitier pour le dessert). En moyenne en France, pas moins de 3 élèves par classe arrivent à l’école le ventre vide : c’est le rôle de l’école de leur permettre de manger à leur faim. Aujourd’hui, avoir accès à une alimentation de qualité, biologique, sans pesticides est un luxe dont le marché exclut les classes populaires : la restauration scolaire doit ainsi devenir un véritable outil permettant de rétablir l’égalité en matière d’alimentation.
✔︎ Nos propositions
1.
Négocier un changement du cahier des charges du SIVU chargé de la restauration collective « Co.Cli.Co » afin de :
– Repasser à 5 éléments par élève,
– Augmenter la part de produits bruts, bio et locaux,
– Revoir le conditionnement afin d’aller vers un objectif zéro plastiques,
– Intégrer une option végétarienne pour chaque repas
dans la restauration scolaire et collective ainsi que dans les événements municipaux et se fixer l’objectif de deux repas végétariens pour tou·tes par semaine
Mettre en place la gratuité progressive de la cantine, en commençant par les familles sous le seuil de pauvreté, et proposer un petit déjeuner et un goûter équilibrés et gratuits dans toutes les écoles pour qu’aucun enfant n’ait le ventre vide
2.
3.
Remettre à plat le système de réservation des repas, qui empêche toute flexibilité (dé-réservation impossible à moins de 5 jours), et aller vers un système de badgeage le jour même
Lutter contre les gâchis en mettant en place un dispositif de partage des aliments consommables (soutien aux associations de collecte des invendus, vente à faible coût des repas restants de la restauration scolaire…). Cela passe par une réflexion sur le conditionnement
4.
5.
Augmenter le nombre d’Agents de restauration scolaire (ARE), actuellement en sous-effectif, afin d’assurer correctement le service auprès des enfants
Faire en sorte qu’une troisième ville rejoigne le Co.Cli.Co, qui rassemble aujourd’hui Clichy et Colombes, afin de réaliser des économies d’échelle et permettre une baisse des coûts.
6.
Les choix municipaux façonnent chaque jour la vie des enfants : dans les espaces publics, à l’école, pendant les temps périscolaires ou dans la rue. Pourtant, les enfants sont absents des espaces de décision malgré le fait qu’ils soient les premiers concernés. La Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) rappelle que chaque enfant a le droit d’être écouté et de participer aux décisions qui le concernent : c’est ce que nous ferons à l’échelle municipale.
✔︎ Nos propositions
1.
Restructurer les aires de jeux sur les espaces communaux et mettre en place un réseau de lieux labellisés « amis des enfants » (équipements culturels et sportifs, parcs, commerces…)
Créer une délégation spécifique aux droits des enfants dans les mairies
2.
3.
Consulter les enfants sur l’aménagement des parcs, les transports, ou les projets éducatifs, et garantir que leurs besoins et leurs idées soient pris en compte
À Clichy, malgré la course à l’inscription pour une place en crèche, le maire actuel a fait le choix de supprimer la crèche Calypso, creusant davantage l’écart entre la demande et l’offre publique. Les parents sont mis en compétition les uns-contre les autres, et dans cette course, ce sont les 4000 familles monoparentales (dont 3000 sont des femmes) qui sont défavorisées, avec des discours culpabilisateurs leur faisant porter la responsabilité de leur situation (« vous n’avez qu’à travailler ou être en couple ! »). Pourtant, les communes, par leur rôle d’aménageur de l’espace public et leur compétence en accueil de l’enfance, doivent permettre à tous enfants de grandir, découvrir et apprendre sereinement, sans distinction de genre, d’origine ou de classe sociale.
✔︎ Nos propositions
1.
Développer l’offre d’accueil de la petite enfance en favorisant les structures d’accueil publiques et associatives, en diversifiant les modes d’accueil collectifs et semi-collectifs (halte-garderie, multi-accueil, micro-crèches, relais assistantes maternelles…). Refuser la construction de toute nouvelle crèche privée
Rendre la procédure d’attribution des places en crèches plus transparente et plus rapide en créant un guichet unique de demande de place (crèches associatives, familiales, parentales ou municipales)
2.
3.
Réformer les critères d’attribution afin de reconnaître la monoparentalité comme un critère de priorité sociale
Soutenir et développer l’accompagnement à la parentalité : temps d’échanges entre parents et professionnels, accueils jeux pour les tout-petits, ateliers…
4.
5.
Permettre aux assistantes maternelles de se rencontrer et de renforcer leurs liens en organisant des rencontres
URBANISME
À Clichy, les habitant·es subissent les conséquences de choix urbains irresponsables du maire : bétonnage massif, densification excessive, travaux constants, espaces verts menacés. Cette situation résulte d’un rapprochement incestueux entre le maire et le monde de l’argent : l’urbanisme à Clichy n’obéit plus qu’à des intérêts spéculatifs et privés. Le patrimoine des Clichois et vendu à la découpe aux promoteurs, les projets immobiliers géants tels que Seine Liberté ou îlot Bic se multiplient contre l’avis des habitants. Notre Clichy village, avec son identité et son histoire, s’efface peu à peu, remplacé par des immeubles de grande hauteur qui défigurent le cœur de la ville. Le développement de la ville se fait sans cohérence, sans vision de long-terme et sans réflexion sur l’intérêt des habitants. Clichy est désormais la 6ème ville la plus dense de France : avec ses 21 000 habitants/km2, elle est déjà plus dense que Séoul ; et malgré cela, le PLUi prévoit une augmentation de 64 000 à 74 000 habitants !
✔︎ Nos propositions
1.
Mettre en place un moratoire immédiat sur l’entièreté des permis de construire pendant une durée de 6 mois afin de réfléchir collectivement à un urbanisme raisonné, planifié et qui parte des besoins des habitants (concertation citoyenne)
Procéder à un réexamen de tous les permis de construire octroyés au cours des dernières années. Les projets de tours de plus de 6 étages seront bannis, et nous mettrons fin aux Grands Projets Inutiles Imposés (GPII) qui bétonnent Clichy au seul profit des promoteurs pour revenir à une urbanisation à taille humaine
2.
3.
Mettre fin immédiatement aux ventes répétées du patrimoine communal aux promoteurs immobiliers, et privilégier la rénovation du bâti existant à la construction d’immeubles pour répondre aux besoins, en mobiliser notamment des outils pour lutter contre la sous-occupation des locaux et la rétention foncière
Mettre en place un plan de réhabilitation urbaine et de dynamisation des quartiers oubliés par la municipalité de droite (dont Bac d’Asnières, Nord, Victor Hugo, Berges de Seine), en partant de diagnostics de quartiers menés avec les habitants. Notamment, aménager et valoriser les berges de Seine
4.
5.
Mettre en place un moratoire total sur les nouveaux projets de construction de bureaux, tant que les besoins réels ne sont pas avérés et que la vacance existante n’est pas résorbée
Aménager les espaces sous le pont du périphérique pour les rendre plus accueillants et vivables
6.
7.
Toutes les villes souffrent d’un même problème récurrent, un manque de suivi de chantiers publics et d’entretien des équipements municipaux au service des habitants. Créer, au sein des services techniques, une équipe de deux agents dédiée au suivi, dans toute la ville, des fins de chantiers et de la vérification de l’entretien des équipements publics (lampadaire, jeux pour enfants dans les parcs…) et des espaces municipaux (salles de sport, toilettes publiques, …)
Vente du patrimoine Clichois : stop à l’hémorragie !
Les cessions se sont multipliées au cours des 10 dernières années pour laisser place à des projets immobiliers contribuant à surdensifier la ville :
La Maison du peuple
Le Terrain Morel
La Résidence Verne
L’ilot Sellier
En France, pas moins d’un département est englouti par le béton tous les 10 ans. Clichy ne fait pas exception à la règle, bien au contraire : les espaces verts sont sacrifiés peu à peu, comme le Square Rose Guérin qui a cédé la place à une horreur architecturale ou le projet de destruction de l’îlot de fraîcheur arboré du terrain Bic. Les serres municipales, lieu de fraîcheur où les clichois.es venaient autrefois prendre des cours de jardinage, ont- elles aussi été sacrifiées pour un programme immobilier. Aucun projet structurant d’espace vert n’a été mis en place depuis l’arrivée au pouvoir du maire actuel : le seul projet concernait les allées Gambetta, qui étaient déjà végétalisées. Pire encore, la gestion catastrophique des quelques espaces verts existants empêche les clichois.es d’en profiter pleinement : gardiennage insuffisant, horaires restreints, mauvaise gestion, absence de poubelles… Nous revendiquons le droit à la nature en ville. Il faut rendre une partie des sols à la nature, tant pour des raisons environnementales, de lutte contre les innovations que de confort de vie.
✔︎ Nos propositions
1.
Adopter un plan pluriannuel de végétalisation de l’espace public pour promouvoir « trame verte » afin que tout Clichois soit à moins de 300 m d’un espace vert, notamment via la création de jardins partagés en pied d’immeuble et la débetonnisation/végétalisation des écoles.
Valoriser les espaces verts existants et le patrimoine arboré de la ville : améliorer la gestion en augmentant les effectifs de gardiennage, fortement réduits au cours des 10 dernières années ; étendre les horaires d’ouverture au public ; augmenter le nombre de poubelles notamment au pars BIC ; mieux entretenir les boîtes à livre ; replanter des arbres fruitiers en favorisant les espèces adaptées à l’évolution du climat.
2.
3.
Mettre en place une approche urbaine de « ville éponge » visant à favoriser l’absorption naturelle de l’eau de pluie et se prémunir du risque d’inondation et de sécheresse : réduire l’imperméabilisation des sols via la renaturation, restaurer la régénération des écosystèmes des berges pour limiter la submersion, développer des îlots de fraîcheur végétaux, fixer dans tout nouveau projet un coefficient pleine terre minimal.
MOBILITÉ
À Clichy, la voiture façonne le territoire et a des impacts sur la qualité de vie des habitants, sur les émissions de gaz à effet de serre, sur la biodiversité et sur la pollution atmosphérique. Pourtant, la majorité municipale continue de mettre en place des projets d’aménagements routiers poussiéreux tels que l’élargissement de la RD1 ou la nouvelle entrée sur le périphérique, qui participent de fait à augmenter le transit et la pollution de l’air. Les projets de piétonnisation sont rares, et les promesses pas toujours respectées par la majorité, dont celle de piétonniser les allées Gambetta. S’il n’est pas question d’éliminer la voiture – ce qui s’apparenterait à une punition contre les pauvres ou les personnes à mobilité réduite – il s’agit cependant de repenser la place qu’elle occupe dans notre espace public et de faciliter l’usage de mobilités douces (transports en commun, vélo, marche). La fréquentation sur les pistes cyclable du boulevard Jean Jaurès et de la rue Martre a bondi, traduisant un engouement pour ce type de mobilité : nous nous attacherons à les développer.
✔︎ Nos propositions
DÉPLACEMENTS À VÉLO
1.
Obtenir des aménagements cyclables cohérents et maillés avec les communes voisines pour éviter un arrêt des axes cyclables aux frontières de villes, comme c’est le cas actuellement du boulevard Victor Hugo et de la porte Pouchet
Développer le stationnement sécurisé pour vélos (box, abris-vélos, arceaux) notamment à proximité des services publics et au sein des résidences HLM
2.
3.
Mettre en place des subventions pour l’achat vélos
Offrir un soutien financier et une solution de relogement à l’atelier de réparation de vélos expulsé du centre Léon Blum afin de proposer des ateliers gratuits aux Clichois·es
4.
5.
Mettre en place un service municipal d’apprentissage du vélo à tarif solidaire à destination des enfants, adolescents ou adultes n’ayant jamais appris ou souhaitant reprendre confiance
Créer une piste cyclable entre la Porte de Clichy et la Porte d’Asnieres, le long du boulevard de Douaumont et du fort de Vaux, ce qui permettrait tant de sécuriser la circulation des vélos que d’empêcher les dépôts sauvages d’ordures sur cet axe
6.
7.
Réfléchir à la possibilité de créer une passerelle pour les mobilités douces (piétons et vélos) au dessus du périphérique, le long du pont ferroviaire reliant Clichy au boulevard Rostropovitch en passant à côté de la préfecture de police
DÉPLACEMENTS À PIED
Engager un plan global des déplacements piétons à l’échelle de la ville, après étude de mobilité, afin de développer les zones piétonnes, la piétonisation en cœur d’îlot et les zones de rencontre où la voiture n’a pas la priorité
6.
7.
Rendre les allées Gambetta plus conviviales en transformant les espaces surélevés en lieux de convivialité et de verdure utile, et en piétonnisant les week-ends (sans le retrait des arbres)
9.
Réduire l’emprise du stationnement de surface en procédant à un report vers les parkings souterrains, via la rénovation du parc de stationnement souterrain de Hauts-de-Seine Habitat, avec plus de 500 places libérées et à tarif accessible
NAVETTE ÉLECTRIQUE
Améliorer « la Navette » (ex TUC), quasiment toujours vide et ne répondant manifestement pas aux attentes des Clichois·es. Repenser les parcours des navettes et leurs fréquences. Favoriser notamment les trajets Chance Milly – Centre Ville et Mairie de Clichy – Leclerc, actuellement délaissés. Réfléchir notamment à la possibilité de basculer sur un service de transport à la demande pour les personnes à mobilité réduite
10.
13.
Porter des revendications au sein de la Métropole du Grand Paris pour modifier les modalités d’application des ZFE (Zones à Faibles Emissions) et demander un moratoire tant que le déploiement des alternatives à la voiture pour se déplacer ne seront pas suffisantes
La voiture reste indispensable pour de nombreux·ses habitant·es, notamment les ménages modestes, les travailleur·ses aux horaires décalés et celles et ceux qui vivent loin des services. Les politiques de restriction automobile, lorsqu’elles sont menées sans alternatives accessibles, pénalisent d’abord les plus précaires. Réduire la place de la voiture est nécessaire pour le climat et la santé, mais cela ne peut se faire qu’en garantissant des solutions de mobilité justes et concrètes pour toutes et tous.
✔︎ Nos propositions
1.
Porter des revendications au sein de la Métropole du Grand Paris pour modifier les modalités d’application des ZFE (Zones à Faibles Emissions) et demander un moratoire tant que le déploiement des alternatives à la voiture pour se déplacer ne sera pas suffisant
Mettre en place de solutions de stationnement gratuit pour les travailleur.ses aux horaires atypiques ou dont le lieu de travail est mal desservi par les transports
2.
3.
Améliorer la qualité de la voirie municipale : réparation des nids-de-poule, investissements dans les infrastructures et système de signalement citoyen pour des routes sûres et praticables
Proposer une aide municipale pour le passage du permis sous conditions de revenus ; dans un contexte de suppression de la possibilité d’utiliser le CPF pour financer le permis de conduire
4.
5.
Proposer le stationnement gratuit à tous les Clichois·es pendant l’été
Remettre en place une vraie voie de taxis
6.
PLANIFICATION ÉCOLOGIQUE
À Clichy, les habitant·es des HLM font face à des hausses scandaleuses de charge locatives en raison de la hausse du prix de l’énergie. Le maire Rémi Muzeau, également Président de Hauts-de-Seine Habitat – premier bailleur social du département – ne prend pourtant aucune mesure pour l’amélioration thermique des logements de Clichy : actuellement, seules les résidences Boisseaux et Antonini ont fait l’objet d’une rénovation thermique. Et le constat et le même sur les construction neuves, qui toutes se trouvent sur les normes minimales actuelles : aucun panneau solaire, aucun système d’optimisation du chauffage, aucune construction basse consommation BBC, et des baies vitrées qui rendent les températures insoutenables en été. Enfin, les immeubles tertiaires et communaux n’ont plus ne font pas l’objet de plan énergétiques, et leur architecture va parfois à rebours de la science (revêtement ardoise de la police municipale).
✔︎ Nos propositions
1.
Adopter un plan de développement des énergies renouvelables (solaire, géothermie) en s’appuyant sur les associations citoyennes, les coopératives, une société publique locale (SPL) proposant un tarif social et progressif de l’énergie
Mettre en place un grand plan de rénovation énergétique des bâtiments publics, notamment des 36 écoles et 3 gymnases, actuellement passoires énergétiques, et accélérer la rénovation énergétique des logements sociaux en partenariat avec les bailleurs
2.
3.
Accompagner les copropriétés privées dans leurs travaux de rénovation thermique via la mise en place d’un guichet unique pour simplifier les démarches (accompagnement au montage de dossier et à la recherche de subventions, possible complément financier de la commune)
Adopter une charte de construction durable contraignante pour les travaux de la commune incluant l’utilisation de matériaux biosourcé comme la paille, le bois ou la terre crue
4.
5.
Repenser la gestion du chauffage urbain afin de supprimer le chauffage au fioul, et au gaz en un mandat pour les bâtiments publics, et leur remplacement pour des réseaux de chaleur urbain et des pompes à chaleur ou des chauffages électriques
Pousser au développement de réseaux de chaleur et de froid urbains produits, au maximum, grâce aux énergies renouvelables (notamment récupération de la chaleur urbaine des métros, data centers, eaux usées…) et avec un mode de gestion public pour donner accès aux habitant·es à une méthode de chauffage plus décarbonée et à des tarifs contrôlés
6.
La multiplication des événements climatiques extrêmes à laquelle nous assistons n’épargnera pas Clichy. La ville est exposée aux risques d’inondation en raison de la remontée des nappes phréatiques et crues de la Seine, dont l’intensité s’accentuera dans les années à venir ; et le risque de canicule y est accru en raison de la surdensification. Les collectivités sont en première ligne pour anticiper les effets du changement climatique, pour améliorer l’adaptation de leur commune et pour protéger les classes populaires, qui seront les premières victimes. Si le maire de la commune a choisi de se réfugier dans un dogme techno-solutionniste dangereux qui nie la science et mettra tôt où tard la population de la commune en danger, nous choisirons à l’inverse d’utiliser tous les leviers disponibles pour adapter les infrastructures stratégiques au changement climatique et pour protéger la population lors d’évènements climatiques extrêmes.
✔︎ Nos propositions
1.
Mettre en place un plan résilience grandes catastrophes pour permettre l’adaptation à +4 degrés et la protection des populations vulnérables en cas de canicule ou d’inondation. Le plan inclura la création de lieux d’accueil adaptés pour les personnes vulnérables en cas de canicule, l’installation de fontaines à eau dans l’espace public et le renforcement de la perméabilité urbaine
Actualiser le plan de prévention des risques (PPR) inondation, fondé sur des données historiques, afin de prendre en compte les effets à venir du réchauffement climatique, incluant notamment un diagnostic d’exposition et de vulnérabilité climatique des réseaux critiques et infrastructures. L’approche sera scientifique et impliquera les experts des Groupes régionaux d’évaluation climatique (GREC)
2.
3.
Constituer des réserves stratégiques de biens essentiels (médicaments, denrées non périssables…)
Étudier la possibilité de constituer une réserve citoyenne de protection civile dédiée à des missions de proximité en lien avec les associations déjà existantes, afin de faire face à des évènements exceptionnels
4.
Le refus du maire de reloger l’atelier solidaire de réparation de vélos expulsé du centre Léon Blum symbolise le double mépris de la municipalité pour la mobilité durable accessible et pour l’économie circulaire. Nous ferons le choix inverse de lutter contre l’empoisonnement du monde : nous ne devons pas, ni à l’échelle nationale, ni à l’échelle de la commune, prélever sur la nature plus qu’elle ne peut reconstituer. Pour cela, il est essentiel de favoriser l’économie circulaire au sein de la commune, en réduisant les déchets, en réutilisant les matériaux et en valorisant les ressources locales.
✔︎ Nos propositions
1.
Instaurer la règle verte communale selon laquelle les activités polluantes et écocides se verront refuser permis et autorisations, en s’appuyant sur un débat citoyen d’orientation écologique
Dès l’arrivée au pouvoir, réaliser en lien avec les habitants un état des lieux complet des pression exercées par l’activité communale sur l’environnement (émissions de gaz à effet de serre, pollutions, déchets)
2.
3.
Élaborer une trajectoire de réduction des émissions des gaz à effet de serre compatible avec les accords de Paris pour le patrimoine et les services publics
Sortir de l’usage des produits chimiques (toxiques, perturbateurs endocriniens) dans les crèches, écoles, maisons de retraite, bâtiments municipaux et intercommunaux ; garantir l’application du « zéro phyto » partout, notamment dans les jardins partagés en lien avec les habitant·es
4.
5.
Développer des « mines urbaines » municipales (composteurs publics d’usage collectif) afin de généraliser la collecte et le compostage des biodéchets
Aujourd’hui, à Clichy, le réseau d’eau est à usage unique et repose principalement sur de l’eau potable, y compris pour des usages qui n’en nécessitent pas (lavage des rues, arrosage des espaces verts, alimentation des bouches d’incendie). Ce modèle est à la fois coûteux et écologiquement absurde. Installer un deuxième circuit d’approvisionnement dédié relié à une station de pompage de l’eau de la nappe permettrait de réaliser des économies d’eau potable et de rendre la ville plus sobre.
Pour préserver notre cadre de vie, réduire la consommation énergétique et combattre la surconsommation, il est indispensable de s’attaquer à la pollution lumineuse comme au bruit. Aujourd’hui, un quart de la surface terrestre est éclairée la nuit, effaçant peu à peu l’obscurité naturelle. Parallèlement, dix millions de Français souffrent de troubles du sommeil liés au vacarme ambiant. L’Organisation mondiale de la santé classe d’ailleurs le bruit au deuxième rang des facteurs environnementaux de mortalité en Europe. Réclamer un droit à la nuit, au silence et à la paix, c’est donner un contenu concret à la lutte contre le consumérisme — c’est défendre notre santé, nos rythmes naturels et notre cadre de vie.
✔︎ Nos propositions
1.
Proposer une révision du Règlement Local de Publicité intercommunal (RLPi) de l’EPT, en plaidant pour des règles plus strictes notamment en matière d’écrans numériques sur l’espace public, de publicités aux abords des établissements scolaires, de limitation de la taille des panneaux
Réguler l’éclairage : installer un système d’éclairage adaptatif, avec des lampadaires qui restent tamisés et s’éclairent pleinement uniquement lorsqu’une présence est détectée, pour concilier sécurité et sobriété énergétique
2.
3.
Conduire une mobilisation avec les bailleurs sociaux pour financer et engager un plan d’isolation phonique du parc HLM
SURETÉ ET TRANQUILLITÉ
Le droit à la sûreté, inscrit à l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen comme « naturel » et « imprescriptible », est un principe fondamental qui doit guider notre action. A Clichy, la majorité municipale actuelle s’est attelée à créer des lacunes en la matière, en supprimant les médiateurs de rue et en transformant la police municipale en un outil principalement dédié à la verbalisation, absente du terrain et déconnectée de la population. Nous devons recréer le lien de confiance entre la police municipale et la population et remettre sur pieds une véritable police municipale de proximité, fondée sur la médiation, la prévention et l’accompagnement de la population, présente à pied dans tous les quartiers, et disposée à répondre aux besoins réels des habitant·es. La police n’est pas le monopole de la droite autoritaire : elle peut être Républicaine, sociale, démocratique et apaisée.
✔︎ Nos propositions
RENFORCER L’ACCESSIBILITÉ ET LA PROXIMITÉ DE LA POLICE MUNICIPALE
1.
Cesser le recours excessif aux amendes au profit d’actions de prévention et d’accompagnement des habitante·es
Renforcer la présence de la police municipale sur le terrain dans tous les quartiers, notamment à travers des patrouilles à pied et en VTT régulières avec une vocation d’accompagnement et d’écoute des citoyen·nes
2.
3.
Installer des annexes de la police municipales mobiles ou semi-permanents dans certains quartiers isolés (dont quartier nord, Fournier, Sanzillon) afin de favoriser le dialogue entre les habitant·es et agents de la police municipale et de recueillir leurs doléances (et non dans l’objectif d’instaurer un surcontrôle de ces habitant·es)
INSTAURER UN LIEN DE CONFIANCE ENTRE LA POLICE MUNICIPALE ET LES HABITANT·ES
Former les policiers municipaux à la médiation, à la désescalade et aux enjeux sociaux des différents tissus locaux afin de savoir répondre aux mieux aux besoins des habitant·es. Former également à la relation avec le public dans les contextes sensibles (jeunesse, précarité, santé mentale, violences sexuelles…)
4.
5.
Organiser des rencontres entre la police municipale et les élèves des collèges et lycées afin de faire connaître le rôle des agents, favoriser la compréhension mutuelle et instaurer un lien de confiance dès le plus jeune âge
Organiser des tournois de sport entre policiers municipaux, nationaux et collégien·nes et lycéen·nes afin de renforcer les liens
6.
7.
Organiser des portes ouvertes au poste de police municipale
✔︎ Nos propositions
1.
Remettre en place des médiateurs·rices de quartier, recruté·es de manière sélective, formé·es et déjà reconnu·es par la jeunesse clichoise, notamment issus du monde du sport ou des initiatives jeunesse
Mettre en place des binômes agent + médiateur·rice dans certains secteurs afin de favoriser l’apaisement, la prévention et le traitement des conflits de voisinage
2.
3.
Mettre en place des « rondes citoyennes » mensuelles : un·e élu·e, un ou deux policiers municipaux et des habitant·es font le tour du quartier pour identifier les problèmes et construire ensemble des réponses adaptées
Renforcer le soutien aux éducateurs de l’Essor, indispensables à la cohésion sociale
4.
5.
Initier un dispositif de médiateur·rices de nuit avec un numéro municipal dédié
Lutter contre le contrôle au faciès en demandant l’expérimentation par la police nationale du récépissé de contrôle d’identité sur le territoire communal ou intercommunal : la sureté, c’est aussi la garantie des libertés publiques contre l’arbitraire
6.
7.
Développer les actions d’accompagnement aux victimes de violences conjugales et intra-familiales, notamment en soutenant financièrement les associations d’accompagnement des victimes (dont l’Escale Solidarité Femmes) et en développant en lien avec l’État et la justice des mesures d’éloignement des conjoints violents
La politique répressive mise en place par les gouvernements successifs est un échec total, tant en termes de santé publique que de réduction des trafics. La prohibition des drogues ne fait que nourrir des marchés clandestins extrêmement lucratifs et renforcer les violences qui en découlent. Pour sortir de cette impasse, notre approche doit être globale : cibler les têtes des réseaux criminels pour les démanteler, tout en adoptant une véritable politique de santé publique face aux addictions. En somme, prévenir, réduire les risques et accompagner les consommateur·rices.
✔︎ Nos propositions
1.
Renforcer le suivi sanitaire et social des usager·es de drogue afin de réduire les pratiques et les consommations à risque
Proposer un plan de prévention des conduites addictives, de réduction des risques et dommages et de soin aux personnes dépendantes (santé mentale, logement, accès aux soins primaires) et sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur consommations sur la tranquillité et la sûreté
2.
3.
Proposer des formations au collège et au lycée pour alerter sur les risques de la consommation mais également sur les techniques des dealers pour faire entrer les plus jeunes dans les trafics et les contraindre à y rester (corruption, menace, etc)
Proposer des formations ouvertes à toutes et à tous pour permettre aux parents de repérer des signes avant-coureurs de fragilité pour leurs enfants, qu’ils s’agissent de l’entrée dans la consommation ou dans les trafics en lien avec les associations du secteur, les MDA et ESJ (maison des adolescents et espace santé jeune) du département des Hauts-de-Seine
4.
5.
Proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant les dealers ou ex-dealers vers des parcours de réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics et de l’argent de la drogue
ÉCONOMIE LOCALE
À Clichy, nombre de commerçants sont en grande difficultés. Les fermetures de commerce sont nombreuses et le turn-over élevé ; les enseignes indépendantes étant progressivement remplacées par des grandes chaînes et centres commerciaux. Les travaux quasi-constants engagés par la ville rajoutent une difficulté pour les commerçants. Les quartiers périphériques sont abandonnés par une majorité municipale qui préfère sauver les apparences au centre-ville. Nous pensons qu’une politique en faveur du petit commerce indépendant se justifie par l’intérêt général : ce sont eux qui pourvoient le plus d’emploi et qui participent au lien social et à la vie de la commune.
✔︎ Nos propositions
1.
Empêcher la construction de toute nouvelle grande surface et ainsi permettre aux commerces de proximité de prospérer (via une modification du plan local d’urbanisme (PLU) et du schéma de cohérence territoriale (SCOT)). Utiliser le droit de préemption de la mairie pour favoriser les commerces indépendants
Favoriser l’ouverture de commerces de proximité (librairies, boulangeries, épiceries, cafés…), en particulier dans les zones sous dotées (notamment Berges de Seine, boulevard Victor-Hugo, ou, pour l’alimentation, à Bac d’Asnières ou vers la résidence Atrium, dont les habitants sont contraints de faire leurs courses à Levallois) ; notamment via la mise en place d’un dispositif de consommation subventionnée la première année de l’ouverture du commerce
2.
3.
Favoriser l’installation des entreprises qui font l’effort de minimiser leur impact sur l’environnement, d’avoir recours à des circuits courts, de proposer du vrac ou dont le fonctionnement est horizontal (coopératives). (Notamment via un abaissement de leur taxe foncière)
Créer une monnaie locale soutenue par la ville pour encourager les habitants à consommer chez les petits commerçants et producteurs du territoire
4.
5.
Favoriser le développement des terrasses pour les bars et restaurants en simplifiant les autorisations et en baissant le coût des redevances municipales
✔︎ Nos propositions
1.
Actionner tous les leviers pour favoriser l’emploi local de qualité, non délocalisable et répondant aux besoins de la collectivité (services aux personnes âgées, gestion des déchets…)
Faire entrer les quartiers Bac d’Asnières, Nord et Beaujon dans le dispositif « territoires zéro chômeur de longue durée » afin de développer une politique locale de garantie d’emploi
2.
3.
Mettre en place une maison municipale de l’emploi pour l’aide aux démarches
Créer des espaces publics de travail partagés au cœur des quartiers permettant aux habitant·es de bénéficier à moindre coût de matériels et d’espaces utiles au développement de leur activité professionnelle (bureaux, photocopieuses, salles de réunion, etc.) et de services mutualisés (crèches, espaces de restauration, cafés, etc.)
4.
5.
Embaucher un·e expert·e en reprise d’entreprise au niveau intercommunal pour accompagner et soutenir les salarié·es pour la reprise d’entreprises, notamment en SCOP
Refuser le recours aux travailleur·ses détaché·es, en surveillant les clauses d’emploi et de sous-traitance des appels d’offre
6.
✔︎ Nos propositions
1.
Favoriser l’économie circulaire en incitant au réemploi et en soutenant les recycleries et ateliers de réparations associatives et publiques, et mettre en place une ressourcerie municipale permettant la collecte et la valorisation des objets du quotidien
Favoriser la création de services d’échanges locaux (SEL) en mettant à disposition des citoyen·nes des plateformes dédiées
2.
3.
Créer des coopératives d’activité et d’emploi (CAE) pour favoriser le développement de l’ESS et introduire des économies d’échelle pour lutter contre le gaspillage du capital : services mutualisés, bureaux ou locaux de stockage collectifs…
VIE LOCALE ET ASSOCIATIVE
Avec la vente du centre culturel Henri Miller et le sacrifice du centre Léon Blum, le signal envoyé par la municipalité est clair : les promoteurs passent avant la vie locale. Plus largement, c’est tout ce qui faisait vivre le lien entre les Clichois qui a été supprimé sous le mandat de Rémi Muzeau : les fêtes de quartier Fournier au parc des Impressionnistes, celle de l’entrée de ville au parc Bic et de Victor Hugo au parc Mozart, le festival Bains de rue qui animait autrefois tous les quartiers pendant une semaine au mois de mai, ou encore le Nouvel An chinois, qui était accueilli chaque année à l’Hôtel de Ville… Seule la galette des rois a été maintenue, amputée du spectacle qui y était donné autrefois, mais elle enchaîne désormais les échecs : 200 participant·es aujourd’hui contre 2 000 il y a dix ans. La vie nocturne a également pâti du mandat de Muzeau, avec des bars contraints de fermer à 23 heures. Peu à peu, l’ambiance conviviale du « Clichy Village » a disparu, transformant notre ville en une véritable « ville-dortoir ». Nous voulons rétablir ces moments de partage, ces instants de joie collective, car la politique, ce n’est pas seulement gérer une ville : c’est aussi rendre la vie digne, chaleureuse et belle à vivre pour ses habitant·es.
✔︎ Nos propositions
1.
Recréer et moderniser les fêtes de quartiers et événements festifs, et développer un calendrier annuel d’animations régulières pour tous les âges et tous les goûts
Renforcer la vie nocturne de la ville en étendant les horaires de fermeture des bars et épiceries. Créer des agents de la ville itinérants à pied qui permettraient d’atténuer les nuisances
2.
3.
Permettre aux Clichoises et Clichois de louer des salles municipales pour leurs festivités
Les associations clichoises subissent un démantèlement sans précédent de la part d’une municipalité qui préfère privilégier les promoteurs immobiliers : la vente du centre culturel Henri Miller à L’oréal et la destruction du centre Léon Blum pour un programme de bureaux qui a fait un flop en sont emblématiques. Les associations qui s’y trouvaient n’ont pas toutes été relogées (comme l’atelier de réparation de vélos qui se trouvait au centre Léon Blum) ; et pour celles qui ont eu la chance de se voir proposer une solution de relocation, elles ont souvent été déplacées dans des locaux qui ne répondaient pas à leurs besoins. Le cas des Restos du cœur est emblématique : exilés au Bac d’Asnières dans un local inaccessible en poussette, il est désormais menacé par une opération immobilière sans local alternatif proposé par la ville. Si la maison des associations Aimé Césaire existe toujours, ses salles de réunions sont désormais dévolues à l’administration du CCAS, ce qui contribue à déposséder davantage les associations de leurs moyens de fonctionner. Pourtant, les associations sont le maillon essentiel du lien social au sein d’une ville : elles offrent une présence là où elles sont parfois les seules à proposer des activités, et elles s’adressent à des publics vers qui personne ne se tourne. Nous aurons à cœur de soutenir les associations pour faire vivre les solidarités locales et le lien social.
✔︎ Nos propositions
1.
Dégager du foncier pour permettre au secteur associatif de se développer à Clichy
Généraliser le prêt gratuit des infrastructures municipales aux associations et collectifs (salles polyvalentes, gymnases, etc)
2.
3.
Ouvrir les écoles municipales aux associations le week-end
Élaborer des chartes éthiques pour ne pas mettre en concurrence les associations et définir des objectifs partagés associations/communes
4.
5.
Généraliser les conventions pluriannuelles, financer les associations à hauteur du travail qu’elles fournissent et ne pas les utiliser comme moyen de faire de la délégation de service au rabais : ce n’est pas leur vocation
Proposer aux associations d’avoir accès gratuitement au centre de vacances municipal Messelan (Frouville, 95) hors vacances scolaires
6.
7.
Valoriser le centre de vacances municipal Messelan (Frouville) en procédant à une modernisation et en proposant aux associations d’y avoir accès gratuitement hors vacances scolaires
DÉMOCRATIE LOCALE
À Clichy, la majorité de droite a verrouillé la démocratie, confisqué le pouvoir municipal et éloigné la politique locale de la surveillance citoyenne. La voix des habitant·es n’est jamais recueillie, la totalité des conseils de quartier ont été supprimés par le maire, tout comme le service « démocratie locale » de la municipalité qui existait autrefois. Nous le disons haut et fort : le temps où les électeurs donnaient un chèque en blanc pour 6 ans aux maires doit être révolu. Il est temps de changer le rapport entre élus et citoyens et de forger une culture de l’intervention populaire permanente au sein de laquelle les citoyennes et les citoyens interviennent directement dans la prise de décision. Les formes du gouvernement représentatif se sont inventées dans les communes : c’est aussi dans les communes que s’inventera la 6e République. Ensemble, refaisons de l’hôtel de ville, qui est devenu « Fort-Knox », une maison pour tous les Clichois·es : La maison du peuple !
✔︎ Nos propositions
1.
Convoquer des référendums locaux pour les grands projets structurants pour la commune (aménagement, temps périscolaires, tarifs des services municipaux…), dont le conseil municipal s’engagerait à respecter le résultat, sous réserve de l’atteinte d’un quorum de participation
Donner aux citoyen·nes la possibilité d’organiser des référendums d’initiative citoyenne locaux (RIC) via une procédure en trois phases :
1. dépôt des projets ayant réuni la signature d’au moins 10% des habitant·es
2. débats publics contradictoires éclairés par des spécialistes
3. vote décisionnaire citoyen
2.
3.
Mettre en place des échanges réguliers permettant à l’ensemble des citoyen·nes de participer à la réflexion collective : commissions extra-municipales, assemblées citoyennes indépendantes, enquêtes participatives, marches exploratoires citoyennes, cahiers de dolérances…
Mettre en place des conseils de quartier citoyens composés d’habitant·es, dont une partie tirée au sort, pilotés par les citoyen·nes elles et eux-mêmes (et non les élu·es), dotés d’un budget participatif en fonctionnement et en investissement, ouverts à tout·es les habitant·es de plus de 16 ans. Ils associeront les habitant·es au quotidien de la ville (travaux, propreté, sécurité, vie des quartiers, fêtes) et feront l’objet de visites annuelles du maire. Ils proposeront une garde d’enfants pour permettre à tous de participer à la politique locale
4.
5.
Augmenter le montant des budgets participatifs, actuellement faibles à Clichy au regard de ceux consacrés par les villes de taille équivalentes (200 000 euros / 48 M d’investissement total). Le montant plancher sera de 10% du budget d’investissement avec un objectif d’aller vers 25 % hors investissements contraints
Faciliter l’interpellation des élu·es de la part des citoyen·nes : permanences des adjoint·es de quartier organisées dans les quartiers
6.
7.
Faire signer aux élu·es une charte dans laquelle ils s’engagent individuellement à respecter une votation sur leur révocation dans le cas où 10 % du corps électoral signe une pétition vérifiée le demandant
Créer un droit d’initiative populaire permettant d’inscrire à l’ordre du jour du conseil municipal des sujets soutenus par des habitant·es via la signature de pétitions recueillant au moins 5% des habitant·es
8.
9.
Permettre aux citoyen·nes d’assister physiquement à chaque conseil municipal, et non via une retranscription vidéo dans une salle annexe comme c’est le cas actuellement sous la majorité Muzeau, et décaler les horaires des conseils municipaux aux soirées
Ouvrir l’ensemble des instances participatives aux mineur·es de plus de 16 ans et aux étranger·es résidant sur le territoire communal. Accorder le droit de vote aux mineur·es de plus de 16 ans et aux étranger·es résidant sur le territoire communal lors des votations citoyennes
10.
À Clichy, l’opposition politique est muselée : les panneaux d’affichage libre ont été réduits au seuil minimum légal ; la réservation de salles municipales pour les partis de l’opposition est rendue volontairement complexe ; les conseils municipaux ne sont organisés que 4 fois par an à des horaires et dans des délais qui rendent difficile la participation des élu·es d’opposition ; les conseillers d’opposition n’ont pas de droit de réponse sur les questions d’actualité ; les débats en conseil municipal sont organisés en monologues interposés qui empêchent toute discussion réellement démocratique… Pire encore, la multiplication de structures comme les Sociétés publiques locales (Seine Park) et Clichy Mécénat, financées par les grands groupes de la ville, participent de fait à l’affaiblissement du contrôle démocratique car les décisions y sont prises en conseil d’administration sans délibération municipale. La ville de Clichy doit aujourd’hui réinventer de nouveaux modes de gouvernance plus sensibles aux divergences politiques, et laisser à l’opposition municipale la liberté de s’exprimer pleinement afin de faire vivre la réflexion collective.
✔︎ Nos propositions
1.
Faciliter l’exercice du droit de propositions des élu·es de l’opposition comme de la majorité (ordre du jour, droit d’amendement, motions…) et ouvrir aux habitant·es un temps de questions lors de chaque conseil municipal
Faire vivre l’expression démocratique locale : faciliter la réservation de salles par les syndicats et partis politiques hors périodes électorales, augmenter le nombre d’emplacements destinés à l’affichage d’opinion, et mettre fin aux interdictions de distribution de tracts et de rassemblement dans l’espace public
2.
3.
Développer la vie syndicale : associer les organisations syndicales à la vie communale et développer les maisons des syndicats
Développer activement l’éducation populaire afin d’armer les citoyen·nes d’outils théoriques pour comprendre le fonctionnement d’une ville, et plus largement, pour se former aux questions politiques (environnement, égalité, etc)
4.
✔︎ Nos propositions
1.
Exiger des élus qu’ils publient leurs rendez-vous avec des représentants d’intérêts privés et qu’ils refusent tout avantage en nature venant d’entreprises
Encadrer l’usage des frais de réception pris en charge par les finances municipales (qui ont explosés sous les mandats de Remi Muzeau) afin d’empêcher qu’ils soient utilisés pour des événements uniquement destinés à la majorité ou pour un événement privé
2.
SERVICES PUBLICS
✔︎ Nos propositions
1.
Mettre en place un plan de retour en régie publique des communs essentiels comme la gestion de déchets ou le garage municipal, après avoir réalisé une revue générale de toutes les délégations de services publics au secteur privé (DSP), de tous les partenariats publics privés (PPP) et de toutes les Sociétés Publiques Locales (SPL)
Créer une mission d’audit citoyen des services publics pour évaluer les services publics communaux et leur accessibilité, formée d’élu·es et de citoyen·nes et installer des comités les usagers des services publics délibérant sur leurs évolutions et les choix qui les concernent
2.
3.
Lutter contre les pénuries dans le secteur public (notamment des animateurs) en organisant un grand plan de renforcement de l’attractivité et d’amélioration des conditions de travail (voir partie agents publics)
Garantir un véritable contrôle citoyen de la gestion des services publics locaux, notamment en ouvrant la commission consultative des services publics locaux (CCSPL) à toutes les associations et aux citoyen·nes qui le souhaitent
4.
5.
Limiter le recours à des cabinets de consultants hors de prix en développant l’emploi scientifique (thèses CIFRE, contrats de volontariat territorial en administration, etc.) et en recourant aux expertises publiques mises à disposition des collectivités (CEREMA, ONF, ADEME, CSTB)
Ouvrir de nouveaux services publics pourvoyeurs d’emplois (centre vétérinaire, ateliers de transformation …)
6.
7.
Mettre en place un grand plan pour garantir le droit à l’eau :
– Négocier fermement avec l’EPT, le SEDIF et Veolia la gratuité des 15 premiers mètres cubes indispensables à la vie. A l’échelle communale, mettre en place un dispositif de compensation sociale pour les foyers modestes.
– Préparer et enger le plus tôt possible la transition vers une gestion publique, démocratique et écologique de l’eau
Développer la flotte d’autocars appartenant à la ville afin de couvrir l’entièreté des sorties scolaires et de permettre la mise à disposition gratuite aux associations sportives (notamment pour leurs déplacements pour tournois et compétitions), et rompre le contrat actuel avec la Savac, entreprise privée de déplacements en autocar
8.
✔︎ Nos propositions
1.
La municipalité de droite souhaite privatiser la gestion de l’assainissement en la confiant à Suez, qui pratique des tarifs exorbitants et qui est connu pour son absence d’entretien chronique des réseaux d’égouts. Nous bloquerons ce projet : l’assainissement doit rester public !
La municipalité actuelle souhaite privatiser les ATSEM (en charge d’assurer l’hygiène et la sécurité des jeunes enfants). Nous protégerons les ATSEM et nous renforcerons leur nombre afin de parvenir à l’objectif d’un ATSEM à temps plein par classe
2.
HANDICAP
Le handicap touche 12 millions de Français·es (18 % de la population) et est la première cause de discrimination en France. Cela concerne en premier lieu les communes responsables de bâtiments essentiels pour la vie quotidienne, notamment les écoles maternelles et élémentaires. Cependant, 56 % des établissements recevant du public (ERP) ne sont toujours pas accessibles aujourd’hui. Il n’est plus tolérable de priver un cinquième de la population du droit de vivre en société.
✔︎ Nos propositions
1.
Mieux penser la voirie pour la rendre accessible pour toutes et tous (implantation de candélabres, bateaux de trottoir pour tous les passages piétons, information en amont concernant les travaux)
Mettre en place un plan pluriannuel de renforcement de l’accessibilité des bâtiments publics (dont commissariat) et logements municipaux et former les agent·es en lien avec le public à l’accueil des personnes en situation de handicap
2.
3.
Mener une bataille politique et institutionnelle auprès de la RATP et d’Île-de-France Mobilités pour obtenir l’installation d’ascenseurs pour l’accès à la ligne 13 et sur le parvis du Leclerc pour l’accès à la ligne 14 et la mise en conformité de la station avec les exigences d’accessibilité
Inciter les commerçant·es et entreprises locales à utiliser l’aide à l’accessibilité pour rendre leurs locaux conformes aux normes (actuellement trop peu sollicitée) : accompagnement personnalisé, démarches simplifiées, et mise en avant des commerces qui la sollicitent par la mise en place du label « Commerce accessible ». Cesser la délivrance de permis de construire aux commerces avec une marche à l’entrée de leur local
4.
✔︎ Nos propositions
1.
Favoriser l’accueil des enfants en situation de handicap dans les crèches publiques et à l’école, notamment en créant un dispositif d’Accompagnants d’élèves en situation de Handicap AESHmunicipaux, actuellement inexistant
Améliorer les conditions d’accueil des enfants en situation de handicap dans le périscolaire en créant un métier « d’animateur·trice inclusion » et en garantissant l’affectation d’un animateur à chaque enfant en situation de handicap
2.
3.
S’assurer de l’accessibilité de toutes les communications institutionnelles (langage facile à lire et à comprendre, sous titrage, LSF, version audio, usage du braille)
Respecter les obligations de la commune en matière d’emploi, à tous niveaux de responsabilités, de personnes handicapées
4.
5.
Favoriser les bourses à matériel médical (fauteuil roulant, planches de transfert…) et ateliers de réparation
Créer des commissions locales d’accessibilité et des autorités organisatrices
6.
7.
Favoriser la pratique du handisport toute l’année en soutenant les clubs de pratique sportive adaptée
LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS
À l’échelle nationale, l’idéologie fasciste progresse et avec elle le risque de voir un jour un président d’extrême droite accéder au pouvoir. La municipalité de droite actuelle à Clichy, qui a supprimé la Journée Mondiale de lutte contre le Sida et qui fait siennes les rhétoriques du RN ne sera pas un rempart face à cette menace : elle sera un marchepied. Nous l’affirmons haut et fort : la ville de Clichy doit devenir un rempart local contre la montée de l’intolérance et combattre le racisme, le sexisme, le validisme, l’homophobie, ou toutes autres formes de discriminations déshumanisantes.
✔︎ Nos propositions
1.
Créer un Observatoire communal ou intercommunal des discriminations (notamment racisme, islamophobie et antisémitisme), co-géré avec les associations et les habitant·es, doté d’un budget participatif, pouvant mettre en œuvre des actions de testing, des cafés citoyens, etc
Constituer la municipalité (la maire et/ou le président de l’EPCI) partie civile des plaintes des victimes de racisme, sexisme et LGBTIphobie
2.
3.
Mettre en place une grande campagne de formation à la lutte contre les discriminations à destination de tous les élu·es et agents municipaux (animateur·ricees, état civil, policiers municipaux, personnel de crèches…) et au sein des établissements scolaires et centres de loisirs
Mettre en place un·e référent·e pour les victimes de discriminations dans les postes de police municipaux
4.
5.
Assurer l’absence de discriminations à l’emploi dans la collectivité en mesurant les discriminations, en sensibilisant le personnel et en réévaluant les processus de recrutements si nécessaire
Soutenir financièrement les associations de lutte contre les discriminations
6.
7.
Laïcité : refuser l’utilisation dévoyée de la laïcité comme une arme anti-religion ou un outil de discrimination islamophobe, et la renforcer pour ce qu’elle est vraiment : la séparation des Églises et de l’État. Interdire aux élu·es d’assister aux cérémonies religieuses au titre de leurs fonctions
Lutte contre la LGBTI-phobie : former les agent·es des CCAS/CIAS sur l’accueil et l’accompagnement des publics LGBTQIA+ et favoriser la création d’espaces inclusifs au sein des centres d’hébergement gérés/créés par les CCAS/CIAS
8.
L’offensive réactionnaire qui sévit tant à l’échelle internationale que nationale a également gagné la ville de Clichy. Le pouvoir municipal est actuellement concentré dans les mains d’un seul homme, entouré de ses deux adjoints – deux hommes également, au profil sociologique similaire -, à la manière d’un véritable « Boys club ». Il est temps de changer les mentalités, d’élire un conseil municipal au sein duquel la voix des femmes sera respectée et de porter, pour la première fois dans l’histoire de la ville de Clichy, une femme à la tête de la mairie.
✔︎ Nos propositions
METTRE EN PLACE DES POLITIQUES PUBLIQUES QUI RÉPONDENT AUX BESOINS DES FEMMES
1.
Travailler en lien avec les associations sportives et les habitantes afin d’améliorer les offres de sports et loisirs destinée aux jeunes filles et aux femmes, et soutenir la pratique sportive mixte
Mettre en place des distributions gratuites de protections menstruelles dans les lieux publics, et en particulier les collèges, au lycée, au sein du CCAS, au Club Ado et aux toilettes municipales publiques
2.
3.
S’assurer de la prise en charge dans le centre de santé des problématiques spécifiques des femmes, et notamment de la prise en charge de l’endométriose
Instaurer un budget sensible au genre pour garantir la prise en compte des femmes dans les politiques publiques. Cela passe par l’adoption d’une analyse différenciée selon les sexes (ADS) dans l’évaluation des besoins
4.
VALORISER LA PLACE DES FEMMES
5.
Nommer un nombre égal de femmes et d’hommes à la Présidence et aux vice-présidences des commissions municipales, et adopter une vigilance particulière dans la répartition des fonctions pour déconstruire les préjugés de genre
Créer un observatoire « femmes et vie locale » dont le rôle sera de veiller à la valorisation des femmes dans les événements municipaux et l’application des décisions dans ce domaine
6.
7.
Empêcher les publicités sexistes ou dénigrantes sur l’espace public
Etablir le principe d’une représentation égale de femmes et d’hommes aux forums, colloques et instances décisionnelles auxquelles la ville participe
6.
LA VILLE COMME EMPLOYEUR
À Clichy, la municipalité actuelle mène une violente offensive contre les agents publics, leur statut et leurs conditions de travail. Les services publics sont compressés et privatisés par la municipalité, le personnel communal délocalisé en périphérie de la ville, et le recours au contractuel croissant précarisant de fait le statut des agents publics et affaiblissant le service public communal. Les conditions de travail se dégradent : sous-effectifs, instabilité des services, multiplication des procédures disciplinaires, suppression du paiement des heures supplémentaires du dimanche ou des jours fériés pour certains services, suppression du self-municipal, suppression de la journée du maire, resserrement du télétravail, surcontrôle des agents, multiplication des cas de harcèlement, hausse des arrêts longue maladie. Le maire se réfugie dans sa tour d’ivoire et est inaccessible pour les agents publics, malgré sa promesse électorale de 2020 de proposer des rencontres individuelles. Cette situation provoque une crise structurelle et durable d’attractivité, notamment chez les cadres, la petite enfance, les métiers techniques ou encore chez les animateurs. Rétablir un statut attractif et des conditions de travail dignes pour les agents publics est une priorité d’intérêt général pour le service public clichois : c’est ce que nous ferons.
✔︎ Nos propositions
1.
Faciliter la conciliation travail – vie personnelle : renforcement du télétravail ; mise en place de mesures garantissant le droit à la déconnexion ; modification des horaires des réunions de service pour éviter qu’elles ne soient trop tardives ; expérimentation visant à autoriser les agents à venir avec leur chien au travail
Mettre en place les 32h pour les agents soumis à des travaux pénibles ou de nuit (sans perte de salaire)
2.
3.
Lutter contre l’emploi précaire en mettant en place un grand plus de titularisation des contractuels, en limitant le nombre de postes de courte-durée et en éradiquant le temps partiel subi
Lancer une expérimentation de la semaine de 4 jours (au sein des services où cela est techniquement possible)
4.
5.
Lancer un grand plan de lutte contre le harcèlement sexuel et moral (observatoires anonymes du climat interne, cellules de médiation proactive…),en lien avec les organisations syndicales
Donner plus de poids à la voix des agents municipaux : associer l’ensemble des agent·es municipaux à l’élaboration des projets municipaux, renforcer la représentation des salarié·es dans les instances paritaires, et organiser des rencontres trimestrielles avec la future équipe municipale
6.
7.
Faire renaître le dialogue social en facilitant les échanges entre les agent.es et la future majorité municipale et en mettant en place des rencontre individuelles avec la future maire
Depuis 25 ans, les agents publics subissent grave déclassement : le point d’indice a perdu près de 30 % de pouvoir d’achat depuis 2000, et près de 20 % depuis 2010. Si les municipalités n’ont pas le pouvoir d’augmenter le point d’indice, elles doivent cependant agir sur tous les leviers dont elles disposent pour améliorer le pouvoir d’achat des agents publics. Ce n’est pas le cas à Clichy, où la prime au mérite (CIA) cristallise les tensions du fait de l’opacité des critères de délivrance. Chaque année à Clichy, plus de 1200 agents ne perçoivent pas de reconnaissance financière malgré leurs efforts : cela doit changer.
✔︎ Nos propositions
3.
Mettre en place des primes avec critères transparents et collectifs (pénibilité, contraintes horaires, enfants ou personne âgée à charge, mission précise…) et supprimer les primes individuelles comme la prime au mérite (complément indemnitaire annuel), parfaitement arbitraire et donnant lieu à une concurrence malsaine entre agents
Agir sur le plan de carrière des agents : faciliter la formation et l’accès aux concours internes afin de permettre des avancements de grade plus rapides et in fine une hausse de salaire
2.
1.
Agir sur le régime indemnitaire et les avantages sociaux (participation à la mutuelle santé, aux titres-restaurants, aux abonnements transports et aux chèques vacances) afin de revaloriser le pouvoir d’achat des agents municipaux
Mettre en place une subvention pour les agents municipaux domiens souhaitant rendre visite à leur famille (1 aller-retour par an)
4.
5.
Développer des solutions de garde à destination des agent·es (crèches et haltes garderies), en lien avec les syndicats
Permettre aux agent·es communaux résidant hors de Clichy, dans une zone éloignée et difficilement accessible en transports en commun, d’obtenir la gratuité du parking en semaine
6.
7.
Remettre en place la possibilité de paiement des heures supplémentaires pour tous les agents
Notre mairie doit être exemplaire en matière d’égalité entre les femmes et les hommes. Trop souvent, les femmes voient leur carrière freinée et leurs conditions de travail négligées, y compris dans la fonction publique territoriale. Nous agirons concrètement pour garantir l’égalité professionnelle, y compris pour favoriser les promotions et améliorer le bien-être des femmes employées par la ville.
✔︎ Nos propositions
1.
Viser la parité des femmes et des hommes dans l’ensemble des postes électifs et administratifs au sein de la ville ainsi que dans tous les organismes au sein desquels la ville est représentée
Favoriser la progression des femmes aux postes d’encadrement, et auditer les promotions et avancements pour détecter des biais
2.
3.
Etablir un diagnostic salarial : vérifier que les régimes indemnitaires ne creusent pas d’écarts à postes équivalents
Mettre en place des clauses d’égalité dans les marchés publics : exiger des entreprises qui travaillent avec la mairie qu’elle respectent l’égalité professionnelle ; et généraliser le questionnaire sur l’égalité professionnelle pour les entreprises et associations répondant aux appels d’offre ou appels à projets
4.
5.
Mettre en place un congé menstruel pour les femmes employées par la ville. L’autorisation spéciale d’absence (ASA) pourra être déclenchée au besoin pour les femmes dont les règles sont douloureuses, à raison d’un jour par mois, et pourra être associée à des possibilités élargies de télétravail
ANIMAUX
La ville de Clichy obtient la note de 1,75/20 dans le classement « une ville pour les animaux ». Si Clichy dispose d’une délégation condition animale pour l’affichage, force est de constater qu’elle n’est pas très active. Sa politique urbaine fondée sur une logique capitaliste de densification à outrance est incompatible avec le respect du monde animal — qu’il soit domestique ou sauvage. Une municipalité qui traite la ville comme un produit à rentabiliser ne peut pas prétendre protéger le vivant. Or, les communes, par leur présence au plus près du terrain, ont la possibilité d’enfin pouvoir faire traiter tous les animaux comme les êtres sentients et sensibles qu’ils sont : c’est ce que nous ferons.
✔︎ Nos propositions
1.
Attribuer une délégation relative à la condition animale à un·e membre du conseil municipal
Utiliser des alternatives non génératrices de
souffrance dans la gestion des populations des animaux liminaires (ultrasons, épouvantails, pigeonniers contraceptifs, maïs contraceptif…)
2.
3.
Former la police municipale à la lutte contre la maltraitance envers les animaux, les abandons et toute autre infraction en lien avec les animaux
Désigner, au sein des adjoint·es ayant la qualité d’officier de police judiciaire, un référent chargé de la protection animale de façon à constater les infractions à la loi pénale relatives aux animaux et en rechercher les auteurs tant qu’une information judiciaire n’est pas ouverte
4.
5.
Donner aux associations de protection animale les moyens d’assurer leurs activités (financements, allocation de terrains communaux, mise à disposition de moyens)
Réaliser l’atlas de la biodiversité communale (ABC) à Clichy et aménager des espaces refuges pour les animaux sauvages dans les parcs et maintenir des friches pour les pollinisateurs sauvages
6.
7.
Intégrer des critères relatifs au bien-être animal concernant les marchés publics en matière de restauration et de produits d’entretien
Renforcer la sensibilisation à l’éthique animale dans les écoles, par le biais d’ateliers pédagogiques ludiques et de sorties scolaires
8.
9.
Accompagner et organiser la stérilisation des chats errants via la signature d’une convention avec une ou plusieurs associations pour la capture, la stérilisation et l’identification des chats des rues jusqu’à leur remise en liberté à l’appui de dispositifs tels que Chatipi ou leur placements en refuge
Créer une plateforme de signalement de maltraitance animale ou d’abandon sur le site internet de la commune, avec une cellule municipale dédiée au traitement des signalements et chargée d’aiguiller le public vers les associations et services compétents
10.
11.
Mettre en place des buffets végétariens et proscrire le foie gras pour les réceptions officielles de la ville
✔︎ Nos propositions
1.
Rendre l’entièreté des parcs de la ville accessibles aux chiens en laisse
Faciliter l’admission des animaux de compagnie dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD), les foyers d’hébergement d’urgence et les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS)
2.
3.
Lancer un dispositif d’expérimentation qui permettrait aux agents municipaux – en fonction du lieu et de la nature de leurs missions – d’amener leur chien au travail, dans le strict respect des autres agents
Mettre en place un partenariat avec un vétérinaire afin de proposer des soins vétérinaires gratuits aux animaux des personnes défavorisées (notamment SDF)


